Finale du concours de conférences 2016-2017

Dimanche, 23 mai 2017, à 19h
Salle d’Auteuil du Gesù (Le Vivier)
1200, rue de Bleury, Montréal

Félicitations aux quatre finalistes!

Emanuelle Majeau-Bettez

Élève à la maîtrise en musicologie et études féministes, de genre et de sexualité à l’Université McGill, où elle est supervisée par Prof. David Brackett. Son projet de mémoire sur la compositrice de musique électronique Éliane Radigue est soutenu par les Fonds de recherche, société et culture du Québec (FRQSC).

Conférence: Un concert comme il les aime» : la présence audible et inaudible d’Éliane Radigue au festival Sigma de Bordeaux

Cet exposé s’intéresse à la présence de la compositrice de musique électronique Éliane Radigue lors de la performance de Pierre Henry au festival d’arts alternatif Sigma, ainsi qu’à l’historiographie idéologique construite autour de l’événement d’avant-garde. En 1967, une jeune Radigue assiste Pierre Henry pour la présentation de sa Messe de Liverpool. De son poste d’assistante et sans que rien n’y paraisse, Radigue profite de la précarité offerte par le contexte d’une performance et décide de changer complètement l’œuvre de Henry : ce qui était censé être une pièce bien définie par des sections de silences devient tout à coup une pièce en continu, sans coupure. Ce geste, qui « brise les silences » et avec lequel Radigue devient « audible », est rendu « inaudible » par l’absence totale de commentaire de la part de Henry. Ainsi, pour les années à venir, les quelque 2000 personnes qui assistent à l’événement ne peuvent se douter que cette musique surprenante ait quelque chose à voir avec la petite assistante. En analysant les archives du festival, j’observe la diversité des réactions suite à ce qui fut compris comme étant la performance de Henry, et je propose que cette confusion dévoile la précarité du titre de compositeur. M’appuyant sur des textes multidisciplinaires qui se donnent la tâche d’approcher adéquatement les personnages historiques non reconnus, ainsi que sur mes propres rencontres avec la compositrice, je m’intéresse à ce que la double présence – audible/inaudible – de Radigue nous indique sur le contexte idéologique du festival Sigma. Cet exposé suivra les traces de Radigue parmi les archives du festival afin d’entrevoir non pas ce que les gens ont vraiment vu ou entendu, mais bien ce qu’ils ont décidé d’entendre, de voir, et de garder en mémoire, ainsi que certaines idéologies qui souvent donnent forme à cette mémoire collective.


Judy-Ann Desrosiers

Étudiante à la maîtrise en musicologie à l’Université de Montréal sous la direction de Marie-Hélène Benoit-Otis et Jonathan Goldman. Son mémoire porte sur la construction de symboles musicaux à caractère politique dans la musique de ballet du compositeur catalan Roberto Gerhard.

Conférence: Idéalisme et réalisme dans Don Quixote de Roberto Gerhard :
Vers la construction d’un discours politique

La production musicale du XXe siècle compte plusieurs adaptations du Don Quichotte (1605) de Miguel de Cervantès. Les interprétations varient, de la lecture comique à la réflexion philosophique. Dans cette dernière veine, le ballet Don Quixote du compositeur catalan Roberto Gerhard (1896-1970) propose une version en apparence traditionnelle du récit cervantin, mais qui, dans le contexte de l’après-guerre civile espagnole, se révèle riche en allusions aux valeurs républicaines catalanistes que Gerhard défendait. Particulièrement appropriée à une lecture politique, la figure du chevalier errant en quête d’un idéal proposée par Cervantes devient alors un républicain catalan prêt à tout affronter pour défendre ses idées, associées dans le cas qui nous occupe à la seconde République espagnole.

Les études consacrées au Don Quixote de Gerhard discutent la dimension symbolique de ce personnage (Sánchez de Andrés 2013) sans s’attarder aux liens entre l’œuvre littéraire et la partition musicale. Dans cette communication, nous évaluerons la portée politique de Don Quixote en examinant la construction de l’œuvre musicale à la lumière de l’œuvre littéraire de Cervantès. Deux chapitres du premier tome du roman sont retenus par Gerhard dans le scénario du ballet : le chapitre 11, où Don Quichotte exprime son idéal de la chevalerie, et le chapitre 22, où il libère des condamnés aux galères dans une vaine tentative de réaliser ses idéaux. Ces deux épisodes du roman s’enchaînent dans l’œuvre de Gerhard (« The Golden Age » et « Paso doble de los galeotes ») et constituent deux passages contrastés par lesquels Gerhard rend évidente une opposition binaire entre réalisme et idéalisme. Cette opposition est rendue audible par des jeux d’orchestration opposant les vents et les cordes. En comparant l’œuvre littéraire et la partition de Gerhard, nous montrerons qu’il développe un discours politique qui fait écho à la défaite des républicains en Catalogne.


Kristin Franseen

Étudiante au doctorat à l’Université McGill où elle effectue des recherches sur les liens entre les discours musicologiques et les discours sexologiques sur le concept de la musicalité à partir des années 1880 aux années 1930.

Conférence: Nostalgie musicale et Sexualité dans Repertory d’Edward Prime-Stevenson

Mieux connu des historiens de la sexualité comme étant l’auteur d’Imre : A Memorandum (1906) et de The Intersexes (1908), Edward Prime-Stevenson (1858-1942) fut un célèbre critique musical de New York des années 1890. Tandis que les historiens reconnaissent l’importance de l’apport de Prime-Stevenson à la littérature LGBTQ, son rôle dans la préservation des pratiques musicales et des pratiques d’écoute queer demeure aujourd’hui sous-évalué. Après être déménagé en Europe aux alentours de 1900, Prime-Stevenson a lui-même publié et distribué ses critiques musicales, ses recherches sexologiques et ses fictions à l’intention d’un lectorat ciblé. Je suis d’avis que son dernier livre, A Repertory of One Hundred Symphonic Programmes (1932), représente le phonographe à la fois comme une méthode de préservation musicale, de même que comme une fenêtre ouverte sur la nostalgie d’un passé révolu.

Organisé à la manière d’une collection de listes d’écoute de mouvements symphoniques, Repertory comprend aussi des extraits des critiques musicales et de la poésie de Prime-Stevenson. Bien que l’ouvrage ait l’allure d’un guide d’appréciation musical conventionnel, une lecture attentive de l’introduction et des annexes révèle que l’auteur voyait une étroite relation entre l’expérience musicale et ses propres conceptions de la sexualité, de même qu’entre cette expérience et la poursuite constante d’un réseau social musico-sexuel. Plusieurs facteurs – incluant un focus sur Wagner, la dédicace à son ancien conjoint Harry Harkness Flagler, de même que des espaces réservés à des réflexions personnelles – contribuent à aligner les conceptions idéalisées que Prime-Stevenson avait des connexions entre les domaines du musical, du sexuel et du social. Plutôt que de voir le l’habitude de collectionner des enregistrements comme une activité solitaire, Prime-Stevenson insiste ultimement sur les liens intimes entre les auditeurs présents et les auditeurs de partout et de tout temps.

[Traduit de l’anglais par Paul Bazin]


Marie-Pier Leduc

Doctorante en musicologie à l’Université de Montréal en cotutelle en histoire, Histoire de l’art et Archéologie à l’Université libre de Bruxelles. Son projet de thèse porte sur la carrière du critique musical français Émile Vuillermoz (1878-1960) et a reçu le soutien du FRQSC puis du CRSH.

Conférence: Le critique musical Émile Vuillermoz sous l’Occupation :
Une propagande esthétique aux conséquences politiques

Durant l’Occupation de la France par l’Allemagne, le critique musical français Émile Vuillermoz (1878-1960) a publié plus de 150 articles dans 25 organes de presse différents. Sa participation au système de propagande culturelle de l’Occupant est indiscutable non seulement du fait de sa prise de parole dans la presse contrôlée par les Allemands, mais aussi en raison du contenu même de certains de ses textes qui promeuvent avec ardeur la collaboration franco-allemande en musique.

Dans cette communication, je propose de retracer l’itinéraire politique de Vuillermoz depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à la fin de la Seconde. J’analyserai le contenu des textes qu’il a publiés pendant l’Occupation, ce qui permettra de mettre en évidence l’évolution de son attitude de 1940 à 1944. En conclusion, j’interrogerai les raisons pour lesquelles Vuillermoz est passé d’une attitude antihitlérienne dans les années 1930 à une collaboration d’abord modérée, puis complètement assumée vers la fin de la guerre.

Il apparaît ainsi que la collaboration de Vuillermoz et sa participation au système de propagande de l’Occupant n’ont pas été motivées en premier lieu par des considérations raciales ou une idéologie d’extrême droite et antirépublicaine, comme la musicologie contemporaine le laisse souvent entendre. La clef de la compréhension de son attitude réside plutôt dans le fait que la politique culturelle officielle était favorable à ses idées. En effet, les convictions esthétiques et pédagogiques de Vuillermoz (rendre accessible au peuple les chefs-d’œuvre de la musique, notamment Fauré, Debussy et Ravel), son style prescriptif et sa rhétorique qui tendait à comparer la France avec l’Allemagne correspondaient parfaitement aux objectifs de propagande de l’Occupant et du gouvernement de Vichy. L’ajout de quelques passages encore plus complaisants envers les Allemands (que ce soit par autocensure ou par réelle conviction politique) ont permis à Vuillermoz de devenir un critique musical idéal à la fois pour l’autorité allemande et pour Vichy.


Une réception en l’honneur des lauréats et finalistes suivra la finale du concours de conférences.

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Stratégies intertextuelles dans l’œuvre de Jean Lesage

Vendredi 21 avril, 10h30, Studio 2405, Conservatoire de musique de Montréal.

Le phénomène de la mémoire est au cœur de mes préoccupations artistiques. Dans mes travaux, je cherche à établir une relation féconde entre le présent de l’œuvre et le passé de l’art. Il s’agit de mettre en relation une œuvre actuelle avec d’autres œuvres antérieures, pour ainsi créer un vaste réseau référentiel qui enrichit, en le démultipliant, le niveau premier de la  perception.

Une relation ludique avec l’histoire de la musique prend forme à plusieurs niveaux, simultanés ou décalés: jeux du souvenir et de l’oubli, reconstruction du passé on l’on expose, à travers l’œuvre, le procédé par lequel la mémoire fait, défait, refait son propre passé, en réévaluant sans cesse les statuts mouvants de l’histoire, en les projetant constamment dans nos visions de l’avenir.


Jean Lesage, compositeur

Jean Lesage a fait ses études au Conservatoire de Montréal auprès de Gilles Tremblay, Clermont Pépin, Micheline Coulombe Saint-Marcoux et Yves Daoust pour la composition et avec Mireille Lagacé pour le clavecin. Jean Lesage est très actif sur la scène musicale montréalaise : il a été responsable de la programmation à la Société des concerts alternatifs du Québec, et membre du comité artistique de la Société de musique contemporaine du Québec entre 1990 et 2011. Il a également été chroniqueur à l’émission Musique actuelle de la radio FM de Radio-Canada de 1987 à 1995. En 1997 et 2008, Jean Lesage était rédacteur en chef invité à la revue Circuit, revue nord-américaine de musique du XXe siècle. Il était membre du comité de rédaction de cette revue entre 2005 et 2011. De 1995 à 2009, Jean Lesage a régulièrement été compositeur invité aux Rencontres internationales de musique nouvelle du Domaine Forget. Depuis 2013, il est professeur invité au stage de création de l’Académie d’Orford. Il est professeur de composition et d’orchestration à l’École de musique Schulich de l’Université McGill depuis 1999.

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Campagne de financement 2017 de la SQRM – Concours étudiants

Nous avons pour objectifs de développer la connaissance et l’appréciation de tous les types de musiques auprès de différents publics et de soutenir la relève en recherche musicale au Québec.

Pour répondre à nos objectifs, nous organisons chaque année ces concours :

  • de conférences,
  • de rédaction de notes de programme,
  • d’articles de vulgarisation,
  • Prix chercheur émergent,
  • bourse SQRM du Prix collégien de musique contemporaine.

Ainsi, nous décernons plusieurs prix et bourses à de jeunes chercheurs et musiciens talentueux et prometteurs. Ces prix auront permis à ces jeunes chercheurs de démarrer leur carrière ou de donner de la visibilité à leur recherche.

En 2015-2016, nous avons versé un total de 1550 $ en bourses aux lauréats de nos concours afin de les aider dans la poursuite de leurs études musicales et de leurs recherches. Nous souhaitons doubler ce montant en 2016-2017 afin de bonifier toutes les bourses des concours, ce qui nous permettra de soutenir encore mieux la relève québécoise en recherche musicale!

Votre participation à cette campagne pourrait faire toute la différence. Impliquez-vous auprès de nous pour atteindre cet objectif!

Visionnez la vidéo de notre campagne 

Vous aussi, faites un don pour notre campagne de financement sur la plateforme Yoyomolo.

Échelle de dons et contreparties

Tous les dons sont bienvenus. À partir de 20 $, vous serez mentionné à titre de donateur sur notre site web et nous remettons des reçus d’impôt à partir de 50 $. Il est aussi possible de financer un prix spécifique :

  • Concours de conférences, 3e prix : 200 $
  • Concours de rédaction de notes de programme : 300 $
  • Concours de conférences, 2e prix : 400 $
  • Concours d’articles de vulgarisation : 400 $
  • Concours de conférences, 1er prix : 600 $
  • Prix chercheur émergent : 1000 $ (sera décerné en 2017-2018)

Commanditer un prix, c’est :

  • Permettre aux chercheurs de la relève de poursuivre leurs travaux en musique;
  • Créer un lien direct entre le chercheur et vous;
  • S’associer à un organisme de services impliqué dans son milieu culturel.

Les avantages

  • Nom ou logo sur le site web de la SQRM
  • Des places réservées à la finale des concours
  • Invitation à un cocktail de remerciements
  • Un dossier incluant photo et biographie des lauréats
  • Une collection de revues de la SQRM
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Atelier de lecture et d’interprétation d’œuvres de musique nouvelle avec le Quatuor Bozzini

Le 25 mars 2017 de 10h à 12h à la salle Henri-Gagnon de la Faculté de musique, Université Laval (Pavillon Louis-Jacques-Casault, 1055 Avenue du Séminaire, Ville de Québec, QC G1V 0A6)

En marge du concert Erreur de type 27 reçoit le Quatuor Bozzini, E27 est fier de présenter, en partenariat avec la SQRM, un atelier de lecture d’oeuvres d’étudiants en composition de l’Université Laval et du Conservatoire de musique de Québec par le Quatuor Bozzini. Cet atelier mené par les musiciens chevronnés du Quatuor Bozzini prendra la forme de lectures commentées des oeuvres. Plusieurs sujets seront abordés, dont la notation des musiques nouvelles et l’interprétation.

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Les pianos de Chopin

Présentée au Salon Orford du centre culturel de l’Orchestre Symphonique de Sherbrooke le 27 avril 2017, 19 h

Chopin disait : « Quand je suis mal disposé, je joue sur un piano d’Érard et j’y trouve facilement un son tout fait; mais quand je me sens en verve et assez fort pour trouver mon propre son à moi, il me faut un piano de Pleyel. » Pourquoi Chopin préférait-il les pianos fabriqués par Pleyel et comment a-t-on récemment identifié certains pianos utilisés par Chopin ?


Louis Brouillette est titulaire d’un doctorat en musicologie de l’Université de Montréal. Ses recherches ont été publiées dans plusieurs revues nationales et internationales, dont Fontes Artis Musicae, la Revue musicale OICRM, Tréma, la Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique, et il a prononcé des conférences au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Belgique et en Pologne. Membre associé de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique, il est également un membre actif de la Société québécoise de recherche en musique. En plus de sa carrière en musicologie, il mène des recherches dans le domaine de l’éducation. En tant qu’organiste professionnel, il se produit régulièrement un peu partout au Québec en solo et avec divers ensembles.


Partenaires:

 

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Interpréter le rôle-titre de La Traviata : de 1853 à aujourd’hui

Présentée au Salon Orford du centre culturel de l’Orchestre Symphonique de Sherbrooke le 25 mars 2017 à 19 h

Violetta est un des rôles pour soprano les plus exigeants du répertoire opératique : alors que le style musical du premier acte requiert l’agilité d’un colorature, les deux actes suivants exigent la puissance d’un soprano lyrique, voire dramatique. À travers l’analyse de l’interprétation d’un air de La Traviata par diverses cantatrices célèbres (Maria Callas, Renée Fleming, Anna Netrebko, etc.), cette conférence préconcert montrera comment certaines décisions des chanteuses concernant le tempo, le vibrato, le rubato, le portamento, l’ornementation, les cadences et l’ajout de rires rendent leur interprétation individualisée ou, au contraire, normalisée.


Louis Brouillette est titulaire d’un doctorat en musicologie de l’Université de Montréal. Ses recherches ont été publiées dans plusieurs revues nationales et internationales, dont Fontes Artis Musicae, la Revue musicale OICRM, Tréma, la Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique, et il a prononcé des conférences au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Belgique et en Pologne. Membre associé de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique, il est également un membre actif de la Société québécoise de recherche en musique. En plus de sa carrière en musicologie, il mène des recherches dans le domaine de l’éducation. En tant qu’organiste professionnel, il se produit régulièrement un peu partout au Québec en solo et avec divers ensembles.


Partenaires:

 

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Concours de rédaction de notes de programme de la SQRM

Nous sommes heureux d’annoncer que la lauréate du concours de rédaction de notes de programme de la SQRM est Madame Richmond. 

Originaire de Calgary en Alberta, Rebecca Richmond est une violoncelliste qui entreprit son odyssée musicale à l’âge de douze ans et demi. Suite à son admission à l’École de musique Schulich de l’Université McGill en 2011, Rebecca poursuivit ses études en violoncelle sous le suprême mentorat de Yegor Dyachkov. Après avoir obtenu son baccalauréat en musique avec distinction à l’automne 2015, elle complète présentement sa maîtrise, toujours avec Dyachkov.

Reconnaissant celle-ci comme étant parmi ses occupations les plus prolifiques, Rebecca nourrit une passion pour la musique de chambre, bénéficiant depuis six ans de l’enseignement précieux du Professeur Douglas McNabney. Elle est présentement la violoncelliste du Amethyst String Quartet, dont elle est également la cofondatrice.

Rebecca est également une pianiste accomplie, ses leçons de piano précédant de quelques années la découverte de ce qui deviendra son instrument principal. Désireuse d’élargir ses horizons, elle suivit d’ailleurs deux années d’études approfondies en clavecin durant son baccalauréat, toujours à McGill. Parallèlement à ses ambitions musicales, Rebecca est épris d’un amour sincère pour l’écriture et rêve secrètement de devenir une écrivaine renommée.

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Dessiner l’intime, subvertir l’ego : poétique et ambiguïtés d’une démarche sonore graphique

Conférence de Symon Henry

Mardi 14 mars 2017 à 19 h

Local F-3560, Université du Québec à Montréal

Lors de cette conférence, Symon Henry présentera le chemin qui l’a mené de la transposition précise de motifs de toiles du peintre suisse Paul Klee, aux larges partitions graphiques performatives peintes à même des édifices abandonnés en Finlande, puis à deux créations majeures à l’automne 2016. Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, co-composé avec Yannick Plamondon pour marimba et orchestre, inaugura le Pavillon Lassonde du Musée national des beaux-arts de Québec, et debout, un respir grand comme, qui a été interprété 9 fois — de Victoria à Québec — par l’Ensemble contemporain de Montréal dans le cadre de sa tournée Génération2016.

Au tournant de 2010, Symon a d’abord recherché de nouveaux objets sonores : contours mélodiques, gestes, voir forme globales par l’entremise de l’élaboration d’un langage pictural et sonore de plus en plus précis. Sa démarche a pris un tournant décisif lors de l’élaboration de sa série «?Intranquillités?», qui compte cinq pièces à ce jour, et qui cherche un nouveau mode de notation du timbre par l’entremise de partitions graphiques jouant à la fois sur la précision et sur l’ouverture. Ces partitions impliquent un travail de très grande proximité avec les interprètes, travail qui brouille complètement les notions de composition/improvisation et, surtout, qui vise à faire disparaître les ego du compositeur et des interprètes derrière des univers poétiques à inventer ensemble.

Biographie :

Symon Henry travaille sur différents projets abordant la création (composition, interprétation, improvisation), la réflexion esthétique et la poésie. Il s’intéresse tout particulièrement aux frontières entre le musical et d’autres formes d’art telles que le théâtre, l’installation ou la performance, entre autres avec le collectif Projet K, dont il est membre fondateur. Son premier recueil de poésie, son corps parlait pour ne pas mourir, ainsi que son premier livre de partitions graphiques, voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, sont parus en 2016 aux Éditions de la Tournure. Son travail visuel a fait l’objet d’une première exposition en galerie au printemps de la même année, chez Gham & Dafe (Montréal) ainsi qu’au Palazzo Ducale di Lucca (Italie).

Sa démarche, profondément marquée par une certaine forme de quête d’identité, a aussi été influencée par ses études à Montréal, Paris et Stuttgart. Ses œuvres ont été interprétées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie par des ensembles tels que l’Orchestre symphonique HSO-Stuttgart (dir. Per Borin), l’Orchestre symphonique de Québec (Fabien Gabel), l’Ensemble SurPlus, l’Ensemble Aventa et le Nouvel Ensemble Moderne. Il est lauréat, en 2014, du Grand Prix John-Weinzweig de la fondation SOCAN.

voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, une œuvre de 40 minutes co-composée avec Yannick Plamondon pour l’Orchestre symphonique de Québec et la marimbiste Anne-Julie Caron, a été présentée pour célébrer l’inauguration du pavillon Lassonde du Musée national des Beaux-Arts de Québec en septembre 2016. Symon est aussi lauréat du projet Génération2016 de l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+) et a pris part à la tournée pancanadienne de l’ensemble.

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Entrevues pré-concerts

Dans le cadre du festival Montréal Nouvelles Musiques de la SMCQ, Claudine Caron animera des entrevues pré-concerts les 26 février, 1er mars et 4 mars 2017. 


Entrevue avec Fabrice Marandola

Le Scorpion

26 février 2017 à 19 h. 

Cinquième salle 
175, rue Sainte-Catherine Ouest (métro place des arts) 
Entrée libre pour les détenteurs de billets de concert

Martin Matalon  Le Scorpion (2002 – 67 min.)

Projection simultanée du film L’âge d’or de Luis Buñuel (1930)

Le Scorpion est une partition écrite par Martin Matalon pour le film de Luis Buñuel, L’Age d’or. Propice au travail sur la matière sonore, la palette instrumentale très particulière du Scorpion mêle, outre six percussions d’une grande diversité (instruments en bois, métaux, peaux, terre, sable et instruments traditionnels digitaux comme les tablas, le zarbe ou l’udu), deux pianos et un dispositif électronique. Toute l‘activité de ce dernier, que se soit la spatialisation, la transformation de timbres, la fabrication de résonances et les effets en général, est reproduite en temps réel. La partition suit globalement le découpage du film, ce qui permet à la musique d’adopter son articulation générale très dynamique entre grandes, moyennes et petites formes. Le passage entre chacune des treize sections constituant l’oeuvre se fait selon le procédé employé par le cinéaste, qui consiste à « agrafer » deux scènes consécutives avec un détail commun parfois anodin. (Texte Pascal Ianco)


Entrevue avec Nicole Lizée

Sculptress : the music of Nicole Lizée

1 mars 2017 à 20 h 30. 

Agora Hydro-Québec.
175, av. du Président-Kennedy (métro place des arts) 

Standing Wave Ensemble / Vancouver

Nicole Lizée

– Sculptress (2010 – 16 min.)

– Ouijist (2013 – 17 min.)

Hitchcock Etudes (2014 – 20 min.)

« Dans les années 70 et 80, mes vinyles, cassettes, vidéos VHS et Beta étaient tellement usés par la surexploitation que les sons et les visuels produits me fascinaient », raconte Nicole Lizée. « Je voulais les capturer et les fusionner avec la musique de concert. La célébration du son analogique domine donc ce concert en réutilisant ce qui a été abandonné, effacé et oublié. Les pièces sont ainsi un hommage à la beauté des machines anciennes – et leur potentiel de dysfonctionnement – et à la dégradation des supports : bande, film, vinyle, bobine, VHS/Beta, cartouches de jeux vidéo, etc.; Sculptress est un hommage à Delia Derbyshire, et nourrit ma fascination pour intégrer d’anciennes technologies dans de nouveaux contextes et trouver des systèmes de notation pour le traditionnel et l’expérimental. Ainsi, la prémisse des Hitchcock Études est une préoccupation de longue date quant à la faillibilité des supports. Déconstruits, réassemblés et endommagés de plusieurs manières, la trame sonore et les éléments visuels – tirés des films de Hitchcock – créent un nouveau paysage sonore. Cette dualité m’intrigue. »


Entrevue avec Christina Petrowska Quilico

Brégent : portraits romantiques (1966 – version 1988 / extraits)

4 mars 2017 à 19 h. 

Chapelle historique du Bon-Pasteur

Christina Petrowska Quilico, piano

Michel-Georges Brégent

L’Amour Inaccessible / Unattainable Love (5:42)

Les Visionnaires incompris / Misunderstood Visionairies (5:25)

Les Formes de masques / Types of Masks (5:45)

La Solitude / Loneliness (6:24)

Romance Idyllique / Ideal Romance (2:55)

Le Pouvoir politique et l’armée / Armed Political Power (7:30)

Le Réfugié incognito / Concealed Refugee (6:00)

Le Tigre de métal / Metal Tiger (6:12)

Go Rocker-Gangs Go ! (5:30)

« Le lien entre les émotions et la mathématique n’est pas très évident », énonçait Michel-Georges Brégent. « Mais je l’ai découvert en faisant les Portraits pour piano. J’avais encore besoin d’une montée spectaculaire avec un pianiste jouant comme 6 en même temps et puis, à un moment donné, intuitivement j’ai carrément plafonné… mais par l’utilisation des mathématiques, j’ai réussi à faire marcher cet homme un pas plus loin. J’ai réalisé aussi que si l’on parle d’une émotion comme l’amour, (…) ceci en musique peut s’exprimer de façon mathématique… »

S’exprimer. Exprimer sa liberté et sa subjectivité. Se sortir de la froideur et du carcan expirique rationnel et structurel de la pensée « paramétrique » là où tout est contrôlé. « Ces Portraits pour le piano dessinent ou dépeignent des états d’être, illustrent des situations sociales, des professions et métiers. Ils sont la suite logique voire le complément des études d’exécution transcendantale de Liszt et Liapunov, des études de Chopin, de Scriabine et des études tableaux de Rachmaninoff. »


À propos de Claudine Caron

Claudine Caron, docteure en musicologie, est spécialisée en histoire de la musique du Québec et du Canada. Elle a été rédactrice en chef des Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique de 2010 à 2013, elle a collaboré à la publication des ouvrages Les 100 ans du prix d’Europe (PUL 2012) et Jean-Marie Beaudet, l’homme-orchestre (Fides 2014), et elle est l’auteure de la biographie Léo-Pol Morin en concert (Leméac Éditeur 2013), de même que d’articles et de recensions publiés dans plusieurs périodiques. Active dans le milieu culturel et celui de la recherche, elle a été responsable des programmes imprimés et de la programmation éducative à la Fondation Arte Musica, en résidence au Musée des beaux-arts de Montréal, et elle est présentement rédactrice et coordonnatrice à l’OSM ainsi que chercheuse associée au Laboratoire international d’étude multidisciplinaire comparée des représentations du Nord à l’UQAM.

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Orchestration 101

Arrangeur : un métier méconnu. Orchestrateur : un métier encore moins connu ! L’arrangeur qui réduit toutes les parties instrumentales d’un opéra en un accompagnement pour piano doit maîtriser les techniques pianistiques. Pour adapter à l’orchestre symphonique une œuvre destinée originellement à un ou quelques instruments, l’arrangeur devient orchestrateur et il doit, d’une part, connaître les possibilités de tous les instruments d’orchestre (ce qu’on appelle l’instrumentation) et, d’autre part, recomposer à partir des timbres disponibles (ce qui correspond à l’orchestration). Or, à quels défis particuliers l’orchestrateur est-il confronté lorsqu’il crée un arrangement pour orchestre de l’Ave Maria de Schubert, des Rhapsodies hongroises de Listz ou des Gymnopédies de Satie ?

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Louis Brouillette est titulaire d’un doctorat en musicologie de l’Université de Montréal. Ses recherches ont été publiées dans plusieurs revues nationales et internationales, dont Fontes Artis Musicae, la Revue musicale OICRM, Tréma, la Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique, et il a prononcé des conférences au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Belgique et en Pologne. Membre associé de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique, il est également un membre actif de la Société québécoise de recherche en musique. En plus de sa carrière en musicologie, il mène des recherches dans le domaine de l’éducation. En tant qu’organiste professionnel, il se produit régulièrement un peu partout au Québec en solo et avec divers ensembles.


Le 19 février 2017 à 14 h

Centre culturel de l’Université de Sherbrooke. Balcon côté Orford

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Élémentaire, mein lieber Beethoven!

Une analyse formelle de la Troisième Symphonie, dite l’Eroica, selon la méthode Caplin (1998) met en lumière les différents moyens par lesquels Beethoven manipule les normes établies des mouvements pour les faire adhérer à un propos maçonnique. En effet, les résultats de cette analyse révèlent une forte présence de symboles franc-maçons dans l’œuvre, incluant les étapes successives du rite initiatique aux loges maçonniques : mort, enterrement et résurrection. La citation du ballet Die Geschöpfe des Prometheus à la base du mouvement final s’intègre elle aussi à ce discours.

Une mise en contexte historique et biographique permet de situer le mouvement maçonnique dans l’esprit de l’époque et son rôle dans le développement de la pensée de Beethoven, tandis qu’en conclusion, un nouveau regard est jeté au mystère non résolu de l’Eroica : cette vision maçonnique constituerait-elle l’indice manquant permettant de résoudre la question de la dédicace à Napoléon, proposée puis violemment retirée?


Notice biographique

Altiste, chef de chœur et d’orchestre, pédagogue et arrangeur, Béatrice Madeleine Cadrin ajoute depuis janvier 2016 la recherche musicologique à son portfolio d’activités musicales, en se penchant, dans le cadre d’une maîtrise à l’Université de Montréal, sur la symbolique franc-maçonne dans la Troisième Symphonie de Beethoven. Elle mène de front une «?étude?» non officielle sur la diversité de l’offre universitaire dans la grande région montréalaise : sa participation à l’école d’été en direction chorale au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke en 2017 représentera la cinquième institution universitaire qu’elle fréquentera, après l’UQAM, McGill, Concordia et l’Université de Montréal, ainsi que la huitième tous lieux confondus (Université Laval et Conservatoire de musique de Québec, et la Hochschule für Musik und Theater de Hanovre, Allemagne). Si, malgré ses efforts et des débuts prometteurs, la musicologie ne débouche pas, elle songe devenir conseillère en (dés -) orientation.

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Le 21 février 2017 à 10 h 30
Cégep de Sherbrooke, département de musique (pavillon 3)
Local 3-11-103
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Rameau et Graupner clavecinistes

La conférence présente l’œuvre de clavecin de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et la compare à celle de son exact contemporain allemand, Christoph Graupner (1683 – 1760). Ces deux musiciens ont été des clavecinistes virtuoses réputés à leur époque. Ils ont aussi en commun d’avoir écrit des préfaces à leurs importants livres de clavecin respectifs. Rameau et Graupner y développent un langage virtuose dans lequel la technique d’écriture est en totale concordance avec une nouvelle technique de jeu. Leur musique de clavecin comporte de surprenantes ressemblances et d’étonnantes similitudes de style. Le rapprochement évident entre Rameau et Graupner est traité ici pour la première fois par l’une des rares spécialistes mondiale de l’œuvre de clavecin de Graupner.

Description : La conférence présente un survol de l’œuvre de clavecin de Rameau et de Graupner, entièrement éditée de son vivant dans le cas de Rameau, et partiellement dans le cas de Graupner, mais tombée dans l’oubli depuis. Une attention particulière est portée aux préfaces des éditions de Rameau (Pièces de clavecin avec une méthode pour la méchanique des doigts, 1724 et Nouvelles Suites de Pièces de Clavecin, vers 1728) qui traitent des doigtés et de la technique de jeu, incluant des nouveautés, dont celles que Rameau dit lui être « particulières »: le roulement et la batterie. Ces préfaces de Rameau sont mises en regard de la préface des Partien auf das Clavier (Partitas pour le clavecin) de Graupner (1718) qui comporte d’évidentes ressemblances avec celles de Rameau.

La conférence est illustrée musicalement en présentant des œuvres de Rameau et de Graupner qui comportent des roulements et des batteries, de même que des similitudes de style ce qui permet d’entendre les nouveautés techniques décrites et de constater auditivement leurs ressemblances.


Conférence présentée par Geneviève Soly, claveciniste.

SOLY

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Appel de propositions d’articles pour Les Cahiers de la SQRM

Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique (SQRM) sont publiés deux fois par année par la SQRM afin de permettre à la Société de remplir son mandat en matière de recherche musicale

Les Cahiers lancent un appel de propositions d’article pour un volume à paraître à la fin de l’année 2017. Ce numéro athématique réunira des articles d’érudition portant sur de récentes recherches menées dans n’importe quel domaine relié à la musique : acoustique, audionumérique, archivistique, chanson, composition, droit, électroacoustique, esthétique, ethnomusicologie, interdisciplinarité artistique, interprétation, multimédia, musicologie historique et théorique, organologie, pédagogie, philosophie, recherche-création, sociologie, etc.

La revue est membre de la Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP) et elle est diffusée en format électronique depuis 2012 via la plateforme Érudit (un abonnement gratuit est fourni aux membres de la SQRM). Les articles jouissent d’une large diffusion en étant répertoriés dans le Répertoire international de littérature musicale (RILM) et dans Music Index.

Évaluation
Les articles sont soumis à un rigoureux processus d’évaluation et de relecture par un comité scientifique et des évaluateurs externes. Les critères d’évaluation portent sur la qualité scientifique de la recherche, sa contribution à l’avancement des connaissances, sa pertinence quant au mandat de la revue, ainsi que la qualité de la langue.

Propositions
Les auteurs (professeurs, étudiants ou chercheurs indépendants) intéressés à publier un article doivent informer le rédacteur en chef de la revue, Jean Boivin (Jean.Boivin@USherbrooke.ca), de leur intention en déposant une proposition d’ici le vendredi 24 février 2017. Les auteurs bénéficieront par la suite d’une période de trois mois pour rédiger le texte complet de leur article (d’une longueur maximale de 7 000 mots sans compter les figures, les tableaux, les exemples musicaux, les notes de bas de page et la liste des références).

Les propositions d’article doivent comprendre les éléments suivants :

  • un titre provisoire;
  • un texte d’une longueur maximale de 350 mots présentant le sujet de recherche, la problématique et les conclusions;
  • les coordonnées complètes de l’auteur.

Pour toute autre information, veuillez communiquer avec le rédacteur en chef, Jean Boivin, à cette adresse : Jean.Boivin@USherbrooke.ca

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Nominations aux Prix Opus

Nous avons le très grand plaisir d’annoncer que trois articles des Cahiers de la SQRM sont finalistes aux Prix Opus du Conseil québécois de la musique dans la catégorie « article de l’année »!

Il s’agit des articles suivants : 

« De l’ONF à Télé-Québec : Le parcours de Pierre F. Brault, compositeur de musique de film et de télévision », Alexis Perron-Brault, Les Cahiers de la SQRM, Volume 15, numéro 2,  automne 2014, p. 9-21

« ECM+ Génération2014 : Pistes de réflexion sur la notion de style chez les compositeurs de la relève canadienne », Symon Henry, Les Cahiers de la SQRM, Volume 15, Numéro 2,  2014, Pages 71-85

« La perception du groove dans la musique funk et ses dérivés : Revue et analyses », Jeanne Doucet, Les Cahiers de la SQRM, Volume 15, Numéro 2, 2014, Pages 87-97

Le conseil d’administration de la SQRM tient à féliciter chaleureusement les auteurs, de même que le rédacteur en chef Jean Boivin et l’équipe des Cahiers pour l’excellence de leur travail!

Pour plus d’information concernant les Prix Opus, nous vous invitons à consulter ce lien.

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Serge Garant et le genre mélodique : stylistique d’une première maturité

Vendredi 6 janvier 2017, 16h15
Wirth (New Music) Building, McGill University, A-832

527, rue Sherbrooke Ouest
Entrée libre

Mercredi 2 novembre 2016, 19h
Centre de musique canadienne au Québec
1085, Côte du Beaver Hall, suite 200
Entrée libre


Entre 1951 et 1956, Serge Garant (1929-1986) a composé treize pièces pour voix et piano, et à une exception près, ces titres constituent l’entièreté de sa production dans le genre mélodique.[1] Son recours récurrent au texte pourrait s’expliquer par le fait qu’au cours de ces années charnières, il aurait notamment été à la recherche de cadres structurels à l’intérieur desquels développer un langage personnel.

La littérature consacrée à Garant fait correspondre le début de sa maturité à l’écriture des Caprices (1954) [2], sa « première œuvre sérielle »[3], et ces écrits contribuent à renforcer l’idée voulant que le style[4] de Garant soit caractérisé par son emploi du sérialisme. Cette communication démontrera pour sa part que certains traits stylistiques des Caprices se rencontrent en fait dans des mélodies composées dès 1951, certaines étant sérielles, d’autres simplement atonales. Au cours de la présentation, les analyses de quatre mélodies représentatives dégageront les approches compositionnelles communes aux deux idiomes, et illustreront qu’en dépit du langage, les manipulations pratiquées sur différents paramètres demeurent essentiellement similaires. Grâce à ces analyses, on constatera que dès 1951, Garant n’a travaillé qu’avec un nombre restreint de structures d’intervalles, et qu’un intérêt pour les formes combinant harmonie et vecteurs rythmiques s’est dégagé de plus en plus clairement de ses œuvres à partir de ce moment.

Puisque Garant a alterné entre sérialisme et atonalité libre plutôt que d’adhérer strictement à un seul langage, et compte tenu de la nature transversale des stratégies identifiées, il sera finalement possible de nuancer l’adéquation qu’on a par le passé cherché à établir entre sa maturité et son adhésion au sérialisme.

[1] Ces pièces sont les Trois tableaux sonores (1951), Concerts sur Terre I-II (1951), Et je prierai ta grâce (1952), Caprices (1954) et Concerts sur Terre III-V (1956). La mélodie Cage d’oiseau fut composée en 1962.

[2] Marie-Thérèse Lefebvre. Serge Garant et la révolution musicale au Québec. Montréal, Louise Courteau, 1986 ; Serge Provost, « L’œuvre de Serge Garant, ou la musique de la sensibilité secrète », Circuit, vol. 7, n° 2, « Serge Garant », 1996, p. 15-21.

[3] Lefebvre, 1986, p. 47.

[4] Je prends pour point de départ les théories sur le style développées par Leonard Meyer dans son ouvrage Style and Music : Theory, History, and Ideology, (Philadelphie, Presses de l’Université de Pennsylvanie, 1989).

Le texte de cette communication a obtenu le prix SOCAN/MusCan pour la recherche en musique canadienne (texte en français), décerné à l’occasion du congrès 2016 de la Société de musique des universités canadiennes.


Conférence présentée par Paul Bazin, doctorant en musicologie

P1020656Paul Bazin poursuit actuellement des études doctorales à l’Université McGill, où il consacre ses recherches à la musique microtonale du compositeur Bruce Mather et à l’héritage musical d’Ivan Wyschnegradsky. Il est détenteur d’un baccalauréat en chant classique de l’Université de Sherbrooke (2010) ainsi que d’une maîtrise en musicologie de l’Université de Montréal (2013), dans le cadre de laquelle il s’est consacré à l’analyse des mélodies de Serge Garant. Boursier de Bibliothèques et Archives nationales du Québec (BAnQ), de l’Observatoire interdisciplinaire de recherche et de création en musique (OICRM), de l’Université McGill et du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), Paul Bazin a consacré divers textes (revues Circuit et Intersections) et conférences (OICRM, SQRM, SMUC) à la musique des compositeurs québécois de l’après-guerre, en plus de collaborations régulières avec le Centre de musique canadienne au Québec. Au printemps 2016, ses recherches sur Serge Garant lui ont aussi valu le Prix Fondation SOCAN/MusCan pour la recherche sur la musique canadienne. Outre ses activités musicologiques, Paul Bazin est chanteur au sein de l’Ensemble Kô, ensemble vocal montréalais avec lequel il a participé à l’enregistrement de deux albums consacrés aux musiques ancienne et contemporaine, ainsi qu’à la création mondiale de l’opéra The Trials of Patricia Isasa (2016) de la compositrice Kristin Norderval.


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