Entrevues pré-concerts

Dans le cadre du festival Montréal Nouvelles Musiques de la SMCQ, Claudine Caron animera des entrevues pré-concerts les 26 février, 1er mars et 4 mars 2017. 


Entrevue avec Fabrice Marandola

Le Scorpion

26 février 2017 à 19 h. 

Cinquième salle 
175, rue Sainte-Catherine Ouest (métro place des arts) 
Entrée libre pour les détenteurs de billets de concert

Martin Matalon  Le Scorpion (2002 – 67 min.)

Projection simultanée du film L’âge d’or de Luis Buñuel (1930)

Le Scorpion est une partition écrite par Martin Matalon pour le film de Luis Buñuel, L’Age d’or. Propice au travail sur la matière sonore, la palette instrumentale très particulière du Scorpion mêle, outre six percussions d’une grande diversité (instruments en bois, métaux, peaux, terre, sable et instruments traditionnels digitaux comme les tablas, le zarbe ou l’udu), deux pianos et un dispositif électronique. Toute l‘activité de ce dernier, que se soit la spatialisation, la transformation de timbres, la fabrication de résonances et les effets en général, est reproduite en temps réel. La partition suit globalement le découpage du film, ce qui permet à la musique d’adopter son articulation générale très dynamique entre grandes, moyennes et petites formes. Le passage entre chacune des treize sections constituant l’oeuvre se fait selon le procédé employé par le cinéaste, qui consiste à « agrafer » deux scènes consécutives avec un détail commun parfois anodin. (Texte Pascal Ianco)


Entrevue avec Nicole Lizée

Sculptress : the music of Nicole Lizée

1 mars 2017 à 20 h 30. 

Agora Hydro-Québec.
175, av. du Président-Kennedy (métro place des arts) 

Standing Wave Ensemble / Vancouver

Nicole Lizée

– Sculptress (2010 – 16 min.)

– Ouijist (2013 – 17 min.)

Hitchcock Etudes (2014 – 20 min.)

« Dans les années 70 et 80, mes vinyles, cassettes, vidéos VHS et Beta étaient tellement usés par la surexploitation que les sons et les visuels produits me fascinaient », raconte Nicole Lizée. « Je voulais les capturer et les fusionner avec la musique de concert. La célébration du son analogique domine donc ce concert en réutilisant ce qui a été abandonné, effacé et oublié. Les pièces sont ainsi un hommage à la beauté des machines anciennes – et leur potentiel de dysfonctionnement – et à la dégradation des supports : bande, film, vinyle, bobine, VHS/Beta, cartouches de jeux vidéo, etc.; Sculptress est un hommage à Delia Derbyshire, et nourrit ma fascination pour intégrer d’anciennes technologies dans de nouveaux contextes et trouver des systèmes de notation pour le traditionnel et l’expérimental. Ainsi, la prémisse des Hitchcock Études est une préoccupation de longue date quant à la faillibilité des supports. Déconstruits, réassemblés et endommagés de plusieurs manières, la trame sonore et les éléments visuels – tirés des films de Hitchcock – créent un nouveau paysage sonore. Cette dualité m’intrigue. »


Entrevue avec Christina Petrowska Quilico

Brégent : portraits romantiques (1966 – version 1988 / extraits)

4 mars 2017 à 19 h. 

Chapelle historique du Bon-Pasteur

Christina Petrowska Quilico, piano

Michel-Georges Brégent

L’Amour Inaccessible / Unattainable Love (5:42)

Les Visionnaires incompris / Misunderstood Visionairies (5:25)

Les Formes de masques / Types of Masks (5:45)

La Solitude / Loneliness (6:24)

Romance Idyllique / Ideal Romance (2:55)

Le Pouvoir politique et l’armée / Armed Political Power (7:30)

Le Réfugié incognito / Concealed Refugee (6:00)

Le Tigre de métal / Metal Tiger (6:12)

Go Rocker-Gangs Go ! (5:30)

« Le lien entre les émotions et la mathématique n’est pas très évident », énonçait Michel-Georges Brégent. « Mais je l’ai découvert en faisant les Portraits pour piano. J’avais encore besoin d’une montée spectaculaire avec un pianiste jouant comme 6 en même temps et puis, à un moment donné, intuitivement j’ai carrément plafonné… mais par l’utilisation des mathématiques, j’ai réussi à faire marcher cet homme un pas plus loin. J’ai réalisé aussi que si l’on parle d’une émotion comme l’amour, (…) ceci en musique peut s’exprimer de façon mathématique… »

S’exprimer. Exprimer sa liberté et sa subjectivité. Se sortir de la froideur et du carcan expirique rationnel et structurel de la pensée « paramétrique » là où tout est contrôlé. « Ces Portraits pour le piano dessinent ou dépeignent des états d’être, illustrent des situations sociales, des professions et métiers. Ils sont la suite logique voire le complément des études d’exécution transcendantale de Liszt et Liapunov, des études de Chopin, de Scriabine et des études tableaux de Rachmaninoff. »


À propos de Claudine Caron

Claudine Caron, docteure en musicologie, est spécialisée en histoire de la musique du Québec et du Canada. Elle a été rédactrice en chef des Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique de 2010 à 2013, elle a collaboré à la publication des ouvrages Les 100 ans du prix d’Europe (PUL 2012) et Jean-Marie Beaudet, l’homme-orchestre (Fides 2014), et elle est l’auteure de la biographie Léo-Pol Morin en concert (Leméac Éditeur 2013), de même que d’articles et de recensions publiés dans plusieurs périodiques. Active dans le milieu culturel et celui de la recherche, elle a été responsable des programmes imprimés et de la programmation éducative à la Fondation Arte Musica, en résidence au Musée des beaux-arts de Montréal, et elle est présentement rédactrice et coordonnatrice à l’OSM ainsi que chercheuse associée au Laboratoire international d’étude multidisciplinaire comparée des représentations du Nord à l’UQAM.

Publié dans Activités pré-concert | Commentaires fermés sur Entrevues pré-concerts

Orchestration 101

Arrangeur : un métier méconnu. Orchestrateur : un métier encore moins connu ! L’arrangeur qui réduit toutes les parties instrumentales d’un opéra en un accompagnement pour piano doit maîtriser les techniques pianistiques. Pour adapter à l’orchestre symphonique une œuvre destinée originellement à un ou quelques instruments, l’arrangeur devient orchestrateur et il doit, d’une part, connaître les possibilités de tous les instruments d’orchestre (ce qu’on appelle l’instrumentation) et, d’autre part, recomposer à partir des timbres disponibles (ce qui correspond à l’orchestration). Or, à quels défis particuliers l’orchestrateur est-il confronté lorsqu’il crée un arrangement pour orchestre de l’Ave Maria de Schubert, des Rhapsodies hongroises de Listz ou des Gymnopédies de Satie ?

vintage-1318361_1280


Louis Brouillette est titulaire d’un doctorat en musicologie de l’Université de Montréal. Ses recherches ont été publiées dans plusieurs revues nationales et internationales, dont Fontes Artis Musicae, la Revue musicale OICRM, Tréma, la Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique, et il a prononcé des conférences au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Belgique et en Pologne. Membre associé de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique, il est également un membre actif de la Société québécoise de recherche en musique. En plus de sa carrière en musicologie, il mène des recherches dans le domaine de l’éducation. En tant qu’organiste professionnel, il se produit régulièrement un peu partout au Québec en solo et avec divers ensembles.


Le 19 février 2017 à 14 h

Centre culturel de l’Université de Sherbrooke. Balcon côté Orford

Publié dans Conférences | Commentaires fermés sur Orchestration 101

Élémentaire, mein lieber Beethoven!

Une analyse formelle de la Troisième Symphonie, dite l’Eroica, selon la méthode Caplin (1998) met en lumière les différents moyens par lesquels Beethoven manipule les normes établies des mouvements pour les faire adhérer à un propos maçonnique. En effet, les résultats de cette analyse révèlent une forte présence de symboles franc-maçons dans l’œuvre, incluant les étapes successives du rite initiatique aux loges maçonniques : mort, enterrement et résurrection. La citation du ballet Die Geschöpfe des Prometheus à la base du mouvement final s’intègre elle aussi à ce discours.

Une mise en contexte historique et biographique permet de situer le mouvement maçonnique dans l’esprit de l’époque et son rôle dans le développement de la pensée de Beethoven, tandis qu’en conclusion, un nouveau regard est jeté au mystère non résolu de l’Eroica : cette vision maçonnique constituerait-elle l’indice manquant permettant de résoudre la question de la dédicace à Napoléon, proposée puis violemment retirée?


Notice biographique

Altiste, chef de chœur et d’orchestre, pédagogue et arrangeur, Béatrice Madeleine Cadrin ajoute depuis janvier 2016 la recherche musicologique à son portfolio d’activités musicales, en se penchant, dans le cadre d’une maîtrise à l’Université de Montréal, sur la symbolique franc-maçonne dans la Troisième Symphonie de Beethoven. Elle mène de front une «?étude?» non officielle sur la diversité de l’offre universitaire dans la grande région montréalaise : sa participation à l’école d’été en direction chorale au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke en 2017 représentera la cinquième institution universitaire qu’elle fréquentera, après l’UQAM, McGill, Concordia et l’Université de Montréal, ainsi que la huitième tous lieux confondus (Université Laval et Conservatoire de musique de Québec, et la Hochschule für Musik und Theater de Hanovre, Allemagne). Si, malgré ses efforts et des débuts prometteurs, la musicologie ne débouche pas, elle songe devenir conseillère en (dés -) orientation.

photo


Le 21 février 2017 à 10 h 30
Cégep de Sherbrooke, département de musique (pavillon 3)
Local 3-11-103
Publié dans Conférences | Commentaires fermés sur Élémentaire, mein lieber Beethoven!

Rameau et Graupner clavecinistes

La conférence présente l’œuvre de clavecin de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et la compare à celle de son exact contemporain allemand, Christoph Graupner (1683 – 1760). Ces deux musiciens ont été des clavecinistes virtuoses réputés à leur époque. Ils ont aussi en commun d’avoir écrit des préfaces à leurs importants livres de clavecin respectifs. Rameau et Graupner y développent un langage virtuose dans lequel la technique d’écriture est en totale concordance avec une nouvelle technique de jeu. Leur musique de clavecin comporte de surprenantes ressemblances et d’étonnantes similitudes de style. Le rapprochement évident entre Rameau et Graupner est traité ici pour la première fois par l’une des rares spécialistes mondiale de l’œuvre de clavecin de Graupner.

Description : La conférence présente un survol de l’œuvre de clavecin de Rameau et de Graupner, entièrement éditée de son vivant dans le cas de Rameau, et partiellement dans le cas de Graupner, mais tombée dans l’oubli depuis. Une attention particulière est portée aux préfaces des éditions de Rameau (Pièces de clavecin avec une méthode pour la méchanique des doigts, 1724 et Nouvelles Suites de Pièces de Clavecin, vers 1728) qui traitent des doigtés et de la technique de jeu, incluant des nouveautés, dont celles que Rameau dit lui être « particulières »: le roulement et la batterie. Ces préfaces de Rameau sont mises en regard de la préface des Partien auf das Clavier (Partitas pour le clavecin) de Graupner (1718) qui comporte d’évidentes ressemblances avec celles de Rameau.

La conférence est illustrée musicalement en présentant des œuvres de Rameau et de Graupner qui comportent des roulements et des batteries, de même que des similitudes de style ce qui permet d’entendre les nouveautés techniques décrites et de constater auditivement leurs ressemblances.


Conférence présentée par Geneviève Soly, claveciniste.

SOLY

Publié dans Conférences, sqrm | Commentaires fermés sur Rameau et Graupner clavecinistes

Appel de propositions d’articles pour Les Cahiers de la SQRM

Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique (SQRM) sont publiés deux fois par année par la SQRM afin de permettre à la Société de remplir son mandat en matière de recherche musicale

Les Cahiers lancent un appel de propositions d’article pour un volume à paraître à la fin de l’année 2017. Ce numéro athématique réunira des articles d’érudition portant sur de récentes recherches menées dans n’importe quel domaine relié à la musique : acoustique, audionumérique, archivistique, chanson, composition, droit, électroacoustique, esthétique, ethnomusicologie, interdisciplinarité artistique, interprétation, multimédia, musicologie historique et théorique, organologie, pédagogie, philosophie, recherche-création, sociologie, etc.

La revue est membre de la Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP) et elle est diffusée en format électronique depuis 2012 via la plateforme Érudit (un abonnement gratuit est fourni aux membres de la SQRM). Les articles jouissent d’une large diffusion en étant répertoriés dans le Répertoire international de littérature musicale (RILM) et dans Music Index.

Évaluation
Les articles sont soumis à un rigoureux processus d’évaluation et de relecture par un comité scientifique et des évaluateurs externes. Les critères d’évaluation portent sur la qualité scientifique de la recherche, sa contribution à l’avancement des connaissances, sa pertinence quant au mandat de la revue, ainsi que la qualité de la langue.

Propositions
Les auteurs (professeurs, étudiants ou chercheurs indépendants) intéressés à publier un article doivent informer le rédacteur en chef de la revue, Jean Boivin (Jean.Boivin@USherbrooke.ca), de leur intention en déposant une proposition d’ici le vendredi 24 février 2017. Les auteurs bénéficieront par la suite d’une période de trois mois pour rédiger le texte complet de leur article (d’une longueur maximale de 7 000 mots sans compter les figures, les tableaux, les exemples musicaux, les notes de bas de page et la liste des références).

Les propositions d’article doivent comprendre les éléments suivants :

  • un titre provisoire;
  • un texte d’une longueur maximale de 350 mots présentant le sujet de recherche, la problématique et les conclusions;
  • les coordonnées complètes de l’auteur.

Pour toute autre information, veuillez communiquer avec le rédacteur en chef, Jean Boivin, à cette adresse : Jean.Boivin@USherbrooke.ca

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Appel de propositions d’articles pour Les Cahiers de la SQRM

Nominations aux Prix Opus

Nous avons le très grand plaisir d’annoncer que trois articles des Cahiers de la SQRM sont finalistes aux Prix Opus du Conseil québécois de la musique dans la catégorie « article de l’année »!

Il s’agit des articles suivants : 

« De l’ONF à Télé-Québec : Le parcours de Pierre F. Brault, compositeur de musique de film et de télévision », Alexis Perron-Brault, Les Cahiers de la SQRM, Volume 15, numéro 2,  automne 2014, p. 9-21

« ECM+ Génération2014 : Pistes de réflexion sur la notion de style chez les compositeurs de la relève canadienne », Symon Henry, Les Cahiers de la SQRM, Volume 15, Numéro 2,  2014, Pages 71-85

« La perception du groove dans la musique funk et ses dérivés : Revue et analyses », Jeanne Doucet, Les Cahiers de la SQRM, Volume 15, Numéro 2, 2014, Pages 87-97

Le conseil d’administration de la SQRM tient à féliciter chaleureusement les auteurs, de même que le rédacteur en chef Jean Boivin et l’équipe des Cahiers pour l’excellence de leur travail!

Pour plus d’information concernant les Prix Opus, nous vous invitons à consulter ce lien.

Publié dans Nouvelles, Publications, sqrm | Commentaires fermés sur Nominations aux Prix Opus

Serge Garant et le genre mélodique : stylistique d’une première maturité

Vendredi 6 janvier 2017, 16h15
Wirth (New Music) Building, McGill University, A-832

527, rue Sherbrooke Ouest
Entrée libre

Mercredi 2 novembre 2016, 19h
Centre de musique canadienne au Québec
1085, Côte du Beaver Hall, suite 200
Entrée libre


Entre 1951 et 1956, Serge Garant (1929-1986) a composé treize pièces pour voix et piano, et à une exception près, ces titres constituent l’entièreté de sa production dans le genre mélodique.[1] Son recours récurrent au texte pourrait s’expliquer par le fait qu’au cours de ces années charnières, il aurait notamment été à la recherche de cadres structurels à l’intérieur desquels développer un langage personnel.

La littérature consacrée à Garant fait correspondre le début de sa maturité à l’écriture des Caprices (1954) [2], sa « première œuvre sérielle »[3], et ces écrits contribuent à renforcer l’idée voulant que le style[4] de Garant soit caractérisé par son emploi du sérialisme. Cette communication démontrera pour sa part que certains traits stylistiques des Caprices se rencontrent en fait dans des mélodies composées dès 1951, certaines étant sérielles, d’autres simplement atonales. Au cours de la présentation, les analyses de quatre mélodies représentatives dégageront les approches compositionnelles communes aux deux idiomes, et illustreront qu’en dépit du langage, les manipulations pratiquées sur différents paramètres demeurent essentiellement similaires. Grâce à ces analyses, on constatera que dès 1951, Garant n’a travaillé qu’avec un nombre restreint de structures d’intervalles, et qu’un intérêt pour les formes combinant harmonie et vecteurs rythmiques s’est dégagé de plus en plus clairement de ses œuvres à partir de ce moment.

Puisque Garant a alterné entre sérialisme et atonalité libre plutôt que d’adhérer strictement à un seul langage, et compte tenu de la nature transversale des stratégies identifiées, il sera finalement possible de nuancer l’adéquation qu’on a par le passé cherché à établir entre sa maturité et son adhésion au sérialisme.

[1] Ces pièces sont les Trois tableaux sonores (1951), Concerts sur Terre I-II (1951), Et je prierai ta grâce (1952), Caprices (1954) et Concerts sur Terre III-V (1956). La mélodie Cage d’oiseau fut composée en 1962.

[2] Marie-Thérèse Lefebvre. Serge Garant et la révolution musicale au Québec. Montréal, Louise Courteau, 1986 ; Serge Provost, « L’œuvre de Serge Garant, ou la musique de la sensibilité secrète », Circuit, vol. 7, n° 2, « Serge Garant », 1996, p. 15-21.

[3] Lefebvre, 1986, p. 47.

[4] Je prends pour point de départ les théories sur le style développées par Leonard Meyer dans son ouvrage Style and Music : Theory, History, and Ideology, (Philadelphie, Presses de l’Université de Pennsylvanie, 1989).

Le texte de cette communication a obtenu le prix SOCAN/MusCan pour la recherche en musique canadienne (texte en français), décerné à l’occasion du congrès 2016 de la Société de musique des universités canadiennes.


Conférence présentée par Paul Bazin, doctorant en musicologie

P1020656Paul Bazin poursuit actuellement des études doctorales à l’Université McGill, où il consacre ses recherches à la musique microtonale du compositeur Bruce Mather et à l’héritage musical d’Ivan Wyschnegradsky. Il est détenteur d’un baccalauréat en chant classique de l’Université de Sherbrooke (2010) ainsi que d’une maîtrise en musicologie de l’Université de Montréal (2013), dans le cadre de laquelle il s’est consacré à l’analyse des mélodies de Serge Garant. Boursier de Bibliothèques et Archives nationales du Québec (BAnQ), de l’Observatoire interdisciplinaire de recherche et de création en musique (OICRM), de l’Université McGill et du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), Paul Bazin a consacré divers textes (revues Circuit et Intersections) et conférences (OICRM, SQRM, SMUC) à la musique des compositeurs québécois de l’après-guerre, en plus de collaborations régulières avec le Centre de musique canadienne au Québec. Au printemps 2016, ses recherches sur Serge Garant lui ont aussi valu le Prix Fondation SOCAN/MusCan pour la recherche sur la musique canadienne. Outre ses activités musicologiques, Paul Bazin est chanteur au sein de l’Ensemble Kô, ensemble vocal montréalais avec lequel il a participé à l’enregistrement de deux albums consacrés aux musiques ancienne et contemporaine, ainsi qu’à la création mondiale de l’opéra The Trials of Patricia Isasa (2016) de la compositrice Kristin Norderval.


schulich-big      CMC QC au QC 2014-2

     MiniLg-Présences-noir-2014  SOCAN Foundation Logo_Outlined

 

Publié dans Conférences, sqrm | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur Serge Garant et le genre mélodique : stylistique d’une première maturité