Colloque SQRM 2023 - Musique en Dialogues
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Retour sur les événements du printemps 2023

L’équipe de la Société québécoise de recherche en musique a eu un mois de mai bien occupé et c’est peu dire!

Notre participation au Congrès international Dialogues du 17 au 21 mai, à la Faculté de musique de l’Université Laval, s’est merveilleusement déroulée et nous sommes fier(ère)s des communications qui ont été présentés par 11 de nos membres.

 

Sandria P. Bouliane 

 

 

Pierre Lavoie 

 

 

Vanessa Blais-Tremblay 

 

 

Jean Boivin 

 

 

Danick Trottier 

 

 

Gabrielle Vézina 

 

 

Aimée Gaudette-Leblanc 

 

 

Caroline Loranger 

 

 

Anne-Clémentine Chabot 

 

 

Laura Risk 

 

 

Caroline Traube 

 

 

 

Lien vers les résumés de toutes les présentations du colloque 2023 de la SQRM. 

 

 

GALA ANNUEL & CONCOURS DE CONFÉRENCES 

 

Le 18 mai a eu lieu le Gala annuel de la SQRM où a pris place la finale du Concours de conférences. Plusieurs prix ont été remis: 

 

1er prix: Julie Ferland-Gagnon: « Conception d’un outil d’enseignement et d’apprentissage visant à faciliter l’acquisition d’habitudes posturales et d’une technique corporelle saines chez l’élève violoniste ou altiste : synthèse de la recherche et des résultats » 

 

2e prix: Francis Lapointe: « George Hooper Mead et l’émergence d’une industrie musicale à Montréal (1827-1851) » 

 

3e prix: Federico Volpe: « L’italiana in Algeri de Rossini : critique et censure dans les rapports entre opéra et politique » 

 

Restez à l’affût pour visionner la rediffusion de leurs présentations !  

 

REMISE DU PRIX RELÈVE DE LA RECHERCHE EN MUSIQUE 

 

De plus, il nous fait plaisir de vous annoncer que le récipiendaire du Prix relève de la recherche en musique 2023 (anciennement nommé Prix chercheur émergent) est Pierre Lavoie.  

 

Pierre est historien et chercheur postdoctoral CRSH à l’Université Laval. Il se spécialise en histoire transnationale nord-américaine et en études culturelles. Il a consacré sa thèse de doctorat (Université de Montréal), un stage postdoctoral (Yale University/UQAM) et plusieurs articles scientifiques à l’histoire de la célébrité, des migrations et des médias francophones nord-américains au XXe siècle. Il contribue régulièrement dans les médias québécois sur les ondes (Aujourd’hui l’histoire, Ici Radio-Canada Première) et à l’écrit (Le Devoir). Son premier ouvrage, Mille après mille. Célébrité et migrations dans le Nord-Est américain a paru aux Éditions du Boréal en 2022.

Toutes nos félicitations à nos lauréats!

 

Merci à notre partenaire, la Faculté de musique de l’Université Laval et à tous ceux qui se sont déplacés pour l’occasion !

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Dévoilement des finalistes du Concours de conférences 2023

Nos finalistes

Federico Volpe

Biographie

Federico Volpe (1998) a une maîtrise en piano obtenue au Conservatoire de Bologne (en Italie) et une maîtrise en histoire et études orientales obtenue à l’Université de Bologne. Il a étudié aussi la direction d’orchestre, en se spécialisant en direction d’opéra. Dans les dernières années, il a collaboré avec la radio suisse RSI dans la réalisation de programmes de vulgarisation musicale. Actuellement, il est doctorant en études et pratiques des arts au Département de musique de l’Université du Québec à Montréal et il donne des cours d’histoire de l’opéra italien à l’Institut Italien de Culture de Montréal. 

 

Titre de la communication

« L’italiana in Algeri de Rossini : critique et censure dans les rapports entre opéra et politique »

Federico Volpe

Julie Ferland-Gagnon

Biographie

À la suite d’études en interprétation de l’alto au Conservatoire de musique de Québec, où l’excellence de ses résultats lui vaut la Médaille académique spéciale de bronze du Gouverneur général du Canada, Julie Ferland-Gagnon obtient un baccalauréat en éducation musicale (2006), une maitrise en didactique instrumentale (2009) et une attestation d’études de deuxième cycle en eutonie (2012) à l’Université Laval. Elle bénéficie par la suite d’une bourse de doctorat en recherche du FRQSC pour réaliser un doctorat en éducation musicale à l’Université Laval. Soutenue en décembre 2022, sa thèse doctorale porte sur l’acquisition d’habitudes posturales et d’une technique corporelle saines dans le jeu du violon et de l’alto, dans une double visée de prévention des blessures physiques et d’optimisation du geste musical. Depuis maintenant 15 ans, Julie assure la direction pédagogique, artistique et administrative de l’École de violon Julie Gagnon (Lévis, Québec, Canada). 

 

Titre de la communication

« Conception d’un outil d’enseignement et d’apprentissage visant à faciliter l’acquisition d’habitudes posturales et d’une technique corporelle saines chez l’élève violoniste ou altiste : synthèse de la recherche et des résultats« 

Julie Ferland-Gagnon

Francis Lapointe

Biographie

Après avoir complété un premier baccalauréat multidisciplinaire (histoire, musicologie, muséologie, histoire de l’art), Francis Lapointe travaille présentement à son projet de maîtrise en histoire sous la direction de Joanne Burgess. Pour son mémoire, il s’intéresse à l’émergence du commerce musical montréalais à l’époque préindustrielle. Récipiendaire d’une bourse du Programme de soutien à la recherche de BAnQ et deux bourses d’excellence de deuxième cycle en 2022, il travaille également comme chargé de projets pour l’Association des luthiers et archetiers du Canada. 

 

Titre de la communication

« George Hooper Mead et l’émergence d’une industrie musicale à Montréal (1827-1851)« 

Francis Lapointe
Crédit photo: Marianne Charland

Coup d'oeil sur le jury

Titulaire d’un doctorat (Ph.D.) en éducation musicale (2006), Francis Dubé est professeur titulaire de pédagogie instrumentale extrascolaire à la Faculté de musique de l’Université Laval. Pianiste de formation, il obtient un baccalauréat et une maitrise en interprétation de l’Université de Montréal. En 1989-90, il reçoit une bourse du gouvernement français pour effectuer un perfectionnement d’un an à Paris. Plusieurs de ses élèves se distinguent lors de prestigieux concours, dont le Prix d’Europe (1er prix), et ceux de l’Orchestre symphonique de Montréal (1er prix) et de la Fédération des professeurs de musique du Canada (1er prix).

 

Ses travaux de recherche sont subventionnés, entre autres, par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) et Patrimoine mondial Canada. Il s’intéresse notamment à l’utilisation de jeux éducatifs en musique, à l’utilisation et la valorisation des technologies et de la créativité dans l’apprentissage/enseignement de la musique et aux approches pédagogiques non formelles d’apprentissage de la musique pour veiller au bien-être des jeunes.

 

Francis Dubé prononce régulièrement des conférences et donne des ateliers pédagogiques en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Asie et en Europe. Il est responsable du laboratoire vivant L’Université des jeux(nes) musiciens et coresponsable du Laboratoire de recherche en formation auditive et didactique instrumentale de la Faculté de musique de l’Université Laval.

Francis Dubé
 

Martin Lussier est professeur au Département de communication sociale et publique de l’UQAM. Il s’intéresse aux musiques populaires et aux pratiques des organismes qui coordonnent les artistes, interviennent auprès d’eux et permettent d’articuler des politiques, des industries, des pratiques artistiques, des publics ainsi que des travailleurs culturels. Membre du laboratoire Culture populaire, connaissance et critique (CPCC), il co-dirige avec Anouk Bélanger l’Atelier de chronotopies urbaines, un dispositif de recherche et de collaboration sur les cultures populaires. Il a publié en 2011 un livre dédié aux musiques émergentes à Montréal intitulé : « Les musiques émergentes. Le devenir-ensemble » (Éditions Nota-Bene) et a co-dirigé en 2019 « Essor de la culture au XXIème siècle » (PUM, avec M. Paquin, M. Lemonchois et J.-M. Lafortune). 

Martin Lussier

PhD en musicologie et professeure à la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso, au Chili. Chercheuse principale du Núcleo Milenio en Culturas Musicales y Sonoras (2023-2025). Ses dernières recherches portent sur la transphonographie dans la Nueva Canción Chilena, les albums musicaux de femmes à l’aube du XXe siècle et les histoires de la musique populaire dans le cursus universitaire. En 2022, elle a publié le livre Trafülkantun : Cantos cruzados entre Garrido y Curilem, coécrit avec Andrea Salazar, sur la chanson mapuche. Son récent projet Plus que des cris et des chuchotements : les voix de la musique populaire au Chili traite des vocalités dans les genres populaires, du rock aux racines folkloriques. Elle mène actuellement le projet Cultures de la Cassette : technologie, écoute et participation, financé par l’Agence nationale chilienne pour la recherche et le développement. 

Laura Jordan Gonzalez

Le gala annuel est ouvert au public !

Venez assister en présentiel au Gala annuel pour voir et entendre en direct les communications de nos trois finalistes!

Publication des articles des laureats du concours d'articles de vulgarisation 2022
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Retour sur le Concours d’articles de vulgarisation de la recherche 2022

Simon Martin

Simon Martin
Simon Martin, compositeur et stagiaire postdoctoral à l'Université Concordia (Crédit photo: Maxime Boisvert)
L’harmonie musicale fondée sur le nombre (expliquée en 1 000 mots et 5 concepts)
Pourquoi le piano compte-t-il précisément douze notes? Pourquoi la note do se répète-t-elle à différentes hauteurs?

Pourquoi certaines notes sont-elles harmonieuses ensemble, et d’autres pas?

Les réponses à ces questions (et à bien d’autres encore) se trouvent dans les nombres qui constituent, au-delà des notes, les véritables fondements de l’harmonie. En effet, en Occident, l’étude de l’harmonie par les proportions remonte aussi loin qu’à Pythagore, il y a quelque 2 500 ans. Le compositeur Simon Martin convie les musiciens et le grand public à renouer avec ces fondements. Dans un langage accessible à tous, il met en lumière les concepts de son, d’harmonie, de consonance, de tonalité et de réseau tonal. Au passage, le lecteur apprendra comment se défendre de chanter faux… chiffres à l’appui!

 

Biographie de Simon Martin:

Né à Rouyn-Noranda (Québec), Simon Martin (1981-) est un compositeur de musique de concert contemporaine résidant à Montréal. Il est directeur-fondateur de Projections libérantes, la seule compagnie québécoise en musique contemporaine exclusivement dédiée à la création, sans musiciens attitrés ni programmation saisonnière. 

Empreinte d’intériorité, la musique de Simon Martin nous rend témoins d’un mystère qui nous interroge. Le récit de ses œuvres-concert se trouve ciselé à même la matière : une quête de perfection de l’harmonie devient source à la fois de beauté et de drame. À travers ses nombreux projets de recherche, de création et de médiation, Simon Martin tend à rendre son œuvre accessible à tous. Son Traité d’harmonie naturelle représente l’un des rares ouvrages publié sur ce sujet en français dans le monde.

David Brongo-Therrien

David Brongo-Therrien
David Brongo-Therrien, multipercussionniste, pédagogue et doctorant à l'Université McGill (Crédits photo: Sphera Collective)

Comment définir la justice sociale dans l’éducation musicale?

Comment définir la justice sociale dans l’éducation musicale? 

Dans ce texte, le percussionniste et pédagogue David Therrien Brongo fait appel à de nombreux auteurs, dont notamment Rawls, Bourdieu, Hess, Freire et hooks, afin d’expliquer comment peut s’opérer la justice sociale dans l’éducation musicale. Au centre de l’argumentaire : revoir le rapport entre l’enseignant et l’enseigné. En mettant en question les paradigmes dominants dans le système d’éducation, il est possible d’offrir une approche pédagogique centrée sur l’étudiant et ses besoins. Il est ici notamment question de pratiques libératoires, de pédagogie holistique et d’éducation non-oppressive.

Alors que nombre de pédagogues tentent de rendre l’éducation musicale plus équitable, diversifiée et inclusive, quelles avenues s’offrent à ceux-ci? Et sur quelles bases peut-on construire une éducation musicale qui soit socialement juste?

Biographie de David Brongo-Therrien:

Multipercussionniste basé à Montréal, David Therrien Brongo mène une carrière d’interprète, de pédagogue et de chercheur. Il est récipiendaire de nombreux prix, dont le Quatrième Prix (Prix Guy Soucie) au prestigieux Concours Prix d’Europe 2021. Il est percussionniste solo de Ensemble Paramirabo et timbalier-percussionniste solo de l’Orchestre de l’Agora en plus d’être codirecteur artistique du Duo AIRS. Il joue régulièrement avec l’Orchestre Métropolitain, l’Orchestre Symphonique de Québec, le Nouvel Ensemble Moderne, l’ensemble à percussion Sixtrum, la Société de musique contemporaine du Québec et l’Ensemble Contemporain de Montréal (ECM+). Actif sur la scène internationale, David s’est notamment produit en Angleterre, au Danemark, en Espagne, au Mexique, en France et à travers le Canada. Diplômé de l’Université de Montréal et de l’École supérieure de musique de Catalogne, il est actuellement doctorant à l’Université McGill. Ses recherches sont financées par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH). David Therrien Brongo est un artiste Dream Cymbals and Gongs. 

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Concours de conférences et Prix relève de la recherche en musique édition 2023 : prolongation de la période de mise en candidature
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Édition 2023 du Concours de conférences et du Prix relève: prolongation de la période de mise en candidature

Ces 2 événements s’avèrent de belles occasions à saisir pour les chercheur.euse.s émergent.e.s afin de faire connaître les fruits de leurs efforts. En effet, les remises de prix prennent place durant le gala annuel de la SQRM lequel, cette année, fait partie de la programmation d’activités du Congrès Dialogues organisé pour le 100e anniversaire de la Faculté de musique de l’Université Laval. 

 

Afin de permettre au plus grand nombre de prendre le temps de préparer leur dossier de candidature, la SQRM a pris la décision de prolonger la durée des mises en candidature de ces concours d’importance pour la relève. 

 

La date limite pour déposer une candidature au Prix relève de la recherche en musique est le lundi 17 avril et celle pour déposer une candidature au Concours de conférence est le mercredi 3 mai 

 

À titre de rappel, il est obligatoire d’être membre de la Société québécoise de recherche en musique pour participer à ces deux concours (consulter la page Devenez membre pour régler votre adhésion). Les autres conditions d’admissibilité, les procédures et les éléments des dossiers de candidature à fournir se trouvent aux adresses suivantes: 

Pour toute question ou demande d’informations complémentaires, écrivez-nous à info@sqrm.qc.ca 

 

Profitez de cette prolongation, candidatez ! 

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Andree_Desautels
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Hommage à Andrée Desautels (1923-2023) par Jean Boivin

Andree_Desautels
Andrée Desautels (1923-2023)

"Première musicologue professionnelle de la Province

Nous apprenions samedi dernier le décès, à l’âge plus que respectable de 99 ans, d’Andrée Desautels, une pionnière de la musicologie historique au Québec. Elle est en effet la première musicologue professionnelle de la province et serait même la première francophone en ce domaine au Canada. Élève à Montréal notamment de Claude Champagne (écriture, composition), elle s’inscrit après la Seconde Guerre mondiale au Conservatoire de Paris où elle poursuit sa formation auprès de Norbert Dufourcq, de Marcel Beaufils et d’Alexis Roland-Manuel. On lui décerne deux premier prix (histoire de la musique et esthétique). En France, elle assiste en outre aux fameux cours d’analyse musicale de Nadia Boulanger et s’initie aux Ondes Martenot auprès de son inventeur, Maurice Martenot. On lui doit quelques compositions, dont l’une pour cet instrument qu’elle a contribué à faire connaître au Québec.

 

À son retour d’Europe, elle est nommée professeure au Conservatoire de Montréal en 1949 et y enseigne l’histoire de la musique puis la musicologie jusqu’en 1988. Elle a également enseigné à l’École Vincent-d’Indy et à l’Université de Montréal. Très active au sein des Jeunesses musicales du Canada, elle sera, pendant cinq ans, la rédactrice en chef du Journal des JMC (devenu en 1954 le Journal musical canadien). Lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1967, on lui confie la conception et la programmation du pavillon « L’Homme et la musique », ce qui lui vaut des éloges. Tout au long de sa carrière, elle anime ou commente de nombreux concerts, notamment à Orford Musique (anciennement Centre d’arts Orford), et transmet ses vastes connaissances musicales dans le cadre d’émissions à la radio de Radio-Canada, dont « Musiques nouvelles d’autrefois » (1958), ainsi que dans plusieurs journaux, au Canada et en Europe. On lui doit quelques textes qui font date dans l’historiographie musicale canadienne, dont « Histoire de la composition musicale au Canada », paru dans Aspects de la musique au Canada, ouvrage collectif dont la version française est dirigée par Arnold Walter, Gilles Potvin et Maryvonne Kendergi (1970). Desautels a rédigé les notices consacrées à Claude Champagne dans le coffret que lui consacre l’Anthologie de la musique au Canada (ACM 30, 1988) et a collaboré à l’Encyclopédie de la musique au Canada et à l’Encyclopédie Universalis.

 

Fille de la mezzo-soprano Cédia Brault (1894-1972), interprète respecté de mélodies françaises, Andrée Desautels au tournant de 2001 évoque à Montréal, Sherbrooke et Québec la carrière de sa mère dans une communication intitulée « Les avant-gardistes de la musique française durant l’Entre-deux-Guerres », offerte dans le cadre de la série de conférences « Présences de la musique » de la SQRM, que j’ai eu le plaisir de diriger pendant plusieurs années. Elle a fait don de ses archives, incluant tout ce qui concerne le pavillon « L’Homme et la musique », à l’Université de Sherbrooke qui lui a octroyé un doctorat honorifique en juillet 1999. Elle s’est méritée plusieurs autres distinctions, dont la Médaille de l’Assemblée nationale (1988). Enfin, son action témoigne de la forte contribution des femmes à la musicologie québécoise. Je tiens à exprimer mon respect à sa famille et à ses proches.

Jean Boivin

Professeur titulaire de musicologie à l’Université de Sherbrooke, maintenant professeur associé à cette institution, et rédacteur en chef sortant des Cahiers de la SQRM

Claudette Berthiaume, pianiste
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En mémoire de Claudette Berthiaume-Zavada

Claudette_Berthiaume_Zavada - SQRM
Claudette Berthiaume-Zavada 1943-2023

C’est avec beaucoup de chagrin que nous avons appris, la semaine dernière, le décès de Claudette Berthiaume-Zavada, excellente pianiste et ethnomusicologue reconnue.

 

Jean Boivin, rédacteur en chef des Cahiers de la SQRM, témoigne :

« Claudette Berthiaume-Zavada a été présidente de la SQRM de janvier 2002 à mars 2004, après avoir siégé très efficacement au conseil d’administration de la société, sous ma présidence (1998-début 2002). J’ai d’ailleurs été ravi qu’elle se soit montrée intéressée à prendre la relève et à assumer ce rôle exigeant, d’autant qu’elle connaissait très bien le fonctionnement de la société et sa mission. Dans l’historique de l’ARMuQ/SQRM paru dans le vol. 8 no 2 des Cahiers de la SQRM, Louise Bail relève quelques actions marquantes durant son mandat, dont une préoccupation pour la consolidation financière de la société, une insistance sur le rôle social que celle-ci doit jouer et un prochain déménagement à préparer (« La SQRM 1980-2005 : Une première approche historique », juin 2006, p. 69 à 82, en particulier les p. 77-78). C’était, de l’avis de tous, une collaboratrice chaleureuse, toujours bienveillante et très appréciée. Toutes nos pensées à sa famille et à ses proches. »  

 

Monique Desroches, professeure émérite de la Faculté de musique de l’Université de Montréal, témoigne:

« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Claudette Berthiaume-Zavada. J’ai connu Claudette à la fin des années 80 dans le cadre de son PhD en Ethnomusicologie à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Elle souhaitait alors analyser le chant ukrainien selon une approche qu’elle qualifiait de «polyscopique». Cette musique, elle la connaissait déjà très bien, mais elle voulait en comprendre les procédés performanciels et en dégager les enjeux politiques et sociaux. Le titre de sa thèse «Le chant ukrainien, une puissance qui défie les pouvoirs»(Université de Montréal, thèse de doctorat, 1994), traduit bien cet objectif de recherche. On y trouve aussi une actualité avec les tragiques événements qui se déroulent en Ukraine.  

Claudette était avant tout, une personne aux multiples talents. Pianiste remarquable, elle s’est méritée des reconnaissances prestigieuses comme le« Premier Prix du concours provincial des Jeunesses musicales du Canada » (1962), ou encore, le «Second Prix» aux «Grands examens de la classe de virtuosité»du Conservatoire de Genève (1967). Elle a été par la suite invitée comme soliste à l’« Orchestre Symphonique de Montréal » ainsi qu’à l’« Orchestre de la Suisse Romande ». Au chapitre de la pédagogie, elle a œuvré pendant plus de 34 ans à la Faculté de musique de lUniversité de Montréal en tant que chargée de cours dans les secteurs « solfège-dictée » et « piano ». Son dévouement fut là aussi maintes fois souligné par ses collègues et par les étudiants(e)s. Au niveau de la recherche, on la retrouve entre les années 1996 et 2004 au « Laboratoire de recherche sur les musiques du monde » (LRMM) de l’Observatoire OICRM à l’UdeM. En tant que directrice de ce laboratoire, je peux témoigner de son exceptionnelle contribution aux travaux du LRMM. Intégrée à l’équipe de production de cédéroms de musiques du monde, elle fut notamment responsable de la collecte et de l’analyse des données pour la production du cédérom « Résonance de Guinée », (1999). Toujours au LRMM, elle a piloté un des rares projets subventionnés axé sur l’intégration des chargés de cours au domaine de la recherche en milieu universitaire. 

Ceux et celles qui l’ont connue garderont le souvenir d’une personne agréable, enthousiaste, dynamique, rigoureuse, dotée d’un bon sens de l’humour.     

Claudette, tu laisses ainsi la trace indélébile de ta pensée. Bonne route, chère collègue et amie! » 

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Pour consulter l’avis de décèscliquez-ici

Offre de conférences de la SQRM 2022-2023
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Connaissez-vous notre offre de conférences Présences de la musique ?

Après deux années d’arrêt forcé (pandémie oblige!), nous sommes fiers de vous présenter notre offre de conférences et d’ateliers pour la saison 2022-2023!

 

Treize (13) conférenciers couvrent des sujets passionnants liés à la musique:

  • santé du musicien
  • musique asiatique
  • identité du musicien
  • histoire de la musique
  • psychoacoustique
  • musique de film
  • sociologie
  • politique

 

Nous vous invitons à examiner le programme ci-dessous comprenant les résumés des conférences/ateliers!

 

Si l’une de ces activités vous intéresse, écrivez-nous pour avoir plus d’information sur les tarifs et les disponibilités du. de la conférencier.ère!