Dessiner l’intime, subvertir l’ego : poétique et ambiguïtés d’une démarche sonore graphique

Conférence de Symon Henry

Mardi 14 mars 2017 à 19 h

Local F-3560, Université du Québec à Montréal

Lors de cette conférence, Symon Henry présentera le chemin qui l’a mené de la transposition précise de motifs de toiles du peintre suisse Paul Klee, aux larges partitions graphiques performatives peintes à même des édifices abandonnés en Finlande, puis à deux créations majeures à l’automne 2016. Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, co-composé avec Yannick Plamondon pour marimba et orchestre, inaugura le Pavillon Lassonde du Musée national des beaux-arts de Québec, et debout, un respir grand comme, qui a été interprété 9 fois — de Victoria à Québec — par l’Ensemble contemporain de Montréal dans le cadre de sa tournée Génération2016.

Au tournant de 2010, Symon a d’abord recherché de nouveaux objets sonores : contours mélodiques, gestes, voir forme globales par l’entremise de l’élaboration d’un langage pictural et sonore de plus en plus précis. Sa démarche a pris un tournant décisif lors de l’élaboration de sa série «?Intranquillités?», qui compte cinq pièces à ce jour, et qui cherche un nouveau mode de notation du timbre par l’entremise de partitions graphiques jouant à la fois sur la précision et sur l’ouverture. Ces partitions impliquent un travail de très grande proximité avec les interprètes, travail qui brouille complètement les notions de composition/improvisation et, surtout, qui vise à faire disparaître les ego du compositeur et des interprètes derrière des univers poétiques à inventer ensemble.

Biographie :

Symon Henry travaille sur différents projets abordant la création (composition, interprétation, improvisation), la réflexion esthétique et la poésie. Il s’intéresse tout particulièrement aux frontières entre le musical et d’autres formes d’art telles que le théâtre, l’installation ou la performance, entre autres avec le collectif Projet K, dont il est membre fondateur. Son premier recueil de poésie, son corps parlait pour ne pas mourir, ainsi que son premier livre de partitions graphiques, voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, sont parus en 2016 aux Éditions de la Tournure. Son travail visuel a fait l’objet d’une première exposition en galerie au printemps de la même année, chez Gham & Dafe (Montréal) ainsi qu’au Palazzo Ducale di Lucca (Italie).

Sa démarche, profondément marquée par une certaine forme de quête d’identité, a aussi été influencée par ses études à Montréal, Paris et Stuttgart. Ses œuvres ont été interprétées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie par des ensembles tels que l’Orchestre symphonique HSO-Stuttgart (dir. Per Borin), l’Orchestre symphonique de Québec (Fabien Gabel), l’Ensemble SurPlus, l’Ensemble Aventa et le Nouvel Ensemble Moderne. Il est lauréat, en 2014, du Grand Prix John-Weinzweig de la fondation SOCAN.

voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, une œuvre de 40 minutes co-composée avec Yannick Plamondon pour l’Orchestre symphonique de Québec et la marimbiste Anne-Julie Caron, a été présentée pour célébrer l’inauguration du pavillon Lassonde du Musée national des Beaux-Arts de Québec en septembre 2016. Symon est aussi lauréat du projet Génération2016 de l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+) et a pris part à la tournée pancanadienne de l’ensemble.

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